LE SOLAIRE THERMIQUE
Les usages thermiques à basse température (< 80 °C) représentent 78 % (52 Mtep) de la consommation d’énergie finale des secteurs résidentiel et tertiaire. C’est aussi l’usage qui est le plus facilement satisfait par l’utilisation des EnR et notamment le solaire thermique.
Le pôle Energie Renouvelable compte parmi les plus importants laboratoires de recherche et d’essais dans le domaine du solaire thermique en Europe. Les activités menées dans le cadre de ce pôle sont très variées.
Elles portent sur :
- l’accompagnement (aide à l’innovation) des industriels français du solaire thermique dans leur effort de développement et de recherche de compétitivité à l’échelon européen à l’image des exemples allemands (ex: Fraunhofer et ITW) et néerlandais .
- le développement de modéles numériques pour l’étude du comportement thermique des systémes solaires .
l'évaluation des produits et procédés solaires thermiques (capteurs, chauffe-eau solaires) ;
- le développement des techniques permettant la production de froid à partir de capteurs solaires (climatisation solaire) ;
- l’organisation du retour d’expérience sur les opérations, passées ou en cours, de diffusion des systèmes solaires thermiques (CESI, SSC, rafraîchissement solaire) ;
- le développement d’une information technique simplifiée à l’adresse des acteurs professionnels (sites Internet, logiciels, guides, …).
LE SOLAIRE PHOTOVOLTAIQUE
La directive européenne sur l’électricité de sources renouvelables (SER) fixe comme objectif à la France de produire 21 % de sa consommation d’électricité à partir d’énergies renouvelables en 2010 contre 15 % aujourd’hui, avec une consommation d’électricité qui aura probablement augmenté entre temps de 10 à 15 %.
Les actions menées par le pôle Energies Renouvelables du CSTB portent sur le marché de la connexion des générateurs photovoltaïques au réseau électrique et ses applications :
- Développement, en collaboration avec un industriel, d’un module photovoltaïque hybride intégrant des circuits caloporteurs innovants, performants, très minces (3mm) et légers. C’est un concept essentiel pour permettre d’intégrer les modules en toiture en les maintenant à faible température, et en alimentant un PSD avec l’énergie récupérée.
- Mise en place de procédures d’évaluation des systèmes photovoltaïques intégrés au bâti (Avis Techniques).
- Développement d’un kit VMC photovoltaïque pour logements collectifs et maisons individuelles.
LA GEOTHERMIE BASSE TEMPERATURE
La chaleur accumulée dans la croûte terrestre représente une énergie considérable bien supérieure aux réserves d’énergies fossiles : la quantité d’énergie exploitable par km2 sur une profondeur de 10 km est en moyenne de 12,5 Mtep. Sur la surface de la France, cela signifie un stock équivalent à 26000 ans de la consommation totale actuelle en énergie primaire. Paradoxalement, la géothermie est encore très peu développée en France.
Des efforts de recherche ont donc et vont être engagés notamment sur la géothermie à très basse enthalpie (< 50 °C) qui couvre la quasi-totalité du territoire dans des aquifères peu profonds et se valorise à l’aide de pompes à chaleur.
Ces activités portent sur :
- La capitalisation et la valorisation des connaissances sur les pompes à chaleur géothermiques. Pour cela, un recensement des opérations existantes est en cours. Ces opérations seront ensuite analysées afin d’établir leurs performances économique et énergétique, ainsi que leur bilan environnemental.
- Le développement, en collaboration avec un industriel, d’une micro-pompe à chaleur à absorption-diffusion.